
Clytemnestre
Une prise de parole musicale, spectaculaire, drag et inédite inspirée par une figure révolutionnaire de la mythologie grecque.
En tournée au théâtre du Train Bleu à Avignon 2025.
Tous les jours à 20h25
(relâches les vendredis)
Ouverture des réservations courant mai
Ce projet est soutenu par : Spectacle Vivant en Bretagne, Le Théâtre National de Bretagne, la ville de Rennes
L'Histoire
Clytemnestre nous apparaît comme un monstre au maquillage et à l’accoutrement démesurés, vient nous narrer sa vie et nous prévenir des dangers qui nous guettent aujourd’hui : la peur de la différence et la violence du pouvoir face aux tentatives d’émancipation et de révolte. Par le prisme des personnages qui l’entourent, elle se confie sur son échec maternel face à la martyre Iphigénie et la rancunière Electre, ses deux filles, et tente de nous éclairer sur les causes du meurtre qu’elle a commis, qui dépasse le cadre intime et revêt une dimension politique : celui d’Agamemnon, son mari et son roi.
Sous la forme d’un fantôme aussi majestueux que racoleur, accompagnée en musique par un confident muet qui ne peut dire la complainte de sa maîtresse que par le chant, Clytemnestre nous fait entrer dans un monde de souvenirs et d’horreur, de rage et de tristesse, pour évoquer, avec une joie terrible, la guerre sans merci, ouverte et ancestrale que les hommes livrent aux femmes.
Une captation du spectacle et un making of ont été réalisés par Lou Faulon. Découvrez les coulisses du spectacle juste ici :
Mise en scène
Lucas Borzykowski
Texte
Lucas Borzykowski & Nikita Faulon
Jeu
Jean A. Deron, Nikita Faulon & Raphaël Mars

Costumes et maquillage
Création costumes et maquillage : Jean A.Deron
Création costume : Adrien Chombart de Lauwe
Création costume : Adrien Chombart de Lauwe
Musique et son
Création musicale : Raphaël Mars
Régie son : Louise Prieur
Régie son : Louise Prieur
Lumière
Création lumière : Lucas Borzykowski
Régie lumière : Juliette Galle
Régie lumière : Juliette Galle
Extrait du texte
"Souvent, on croit que les femmes ne se défendent pas ou n’attaquent pas parce qu’elles ont peur. Peur de l’assaillant, peur des représailles. C’est une grossière erreur. En effet, les filles et les femmes ont peur. Mais pas de l’assaillant, pas des représailles, non. Pas d’eux. C’est d’elles-mêmes qu’elles ont peur. Elles craignent leur propre fureur. La violence dont elles sont capables est inouïe. Elle est aussi inouïe qu’elle est tue, ramassée, étranglée, niée. On ne voit pas la violence des femmes non pas parce qu’elle n’existe pas, mais parce qu’elle est splendide, monumentale, apocalyptique. C’est une boîte de Pandore. L’ouvrir reviendrait à détruire le monde tel que nous le connaissons. Et si on ne parle pas de cette violence c’est par superstition, de crainte qu’en la reconnaissant, elle ne s’abatte sur toutes les cités sans rien ni personne pour l’arrêter. Cette violence est si forte qu’une fois que nous la reconnaissons, nous ne pouvons que lui dire : « Toi, immense et dévorante Violence, je te vois et je te respecte, car Tu es légitime. »"



Ces photos ont été réalisées par Charles Meillat lors de répétitions à l’Étoile Bleue et durant le festival Champ Libre à Saint-Junien.



